acces

La Charente-Maritime, mer et terres

Les espaces agricoles occupent 64 % du territoire départemental, représentant une surface agricole utile (SAU) de plus de 444 000 hectares. 

Cette SAU se répartit en trois grandes catégories :

  • les terres arables qui portent des cultures annuelles (blé, tournesol, maïs,...) ou pluriannuelles (prairies temporaires, luzerne...) à hauteur de 348 000 hectares, 
  • Les surfaces toujours en herbe, présentes surtout en zone de marais, qui couvrent 48 200 hectares,
  • les cultures permanentes pour 41 714 hectares essentiellement consacrés à la vigne.

L'ensemble de ces surfaces sont mises en valeur par plusieurs milliers d'exploitations qui occupent, entretiennent et font vivre le territoire départemental. 


7 400 exploitations agricoles

Ce sont précisément 7 367 exploitations agricoles qui ont été dénombrées en 2010 dans le cadre du recensement agricole (RA 2010).

En 10 ans, leur nombre s'est réduit, mais pas plus qu'au niveau national. En  Charente-Maritime comme en France, le recul atteint 26 %.

La diminution du nombre d'exploitation est une tendance lourde, corollaire de l'agrandissement des structures. Produire des denrées agricoles et alimentaires au prix le plus bas, rester compétitif par rapport à d'autres pays passent,  la plupart du temps, par une forte productivité, et donc par des structures de plus en plus importantes.

Des petites, des moyennes, des grandes...

La définition de l'entreprise agricole conduit à prendre en compte toutes les unités économiques ayant une activité agricole, même modeste. Pour "segmenter" les exploitations, le Ministère de l'agriculture les classe en fonction de leur potentiel de production. Ce potentiel est calculé à partir des moyens de productions que détient l'exploitation. Le potentiel de production d'un hectare de blé est estimé, par exemple, à 864 euros. 

  • Lorsque le potentiel de production est compris entre 25 000 et 100 000 euros, l'exploitation est considérée comme moyenne.  
  • Lorsqu'il est supérieur à 100 000 euros, l'exploitation est considérée comme grande.

En Charente-Maritime, 5 090 exploitations, soit 70 % du total, appartiennent à ces catégories moyenne et grande. Elles correspondent en général à une activité principale, les petites exploitations relevant plutôt d'une activité secondaire (double activité, fin de carrière...).  


Des exploitations qui restent familiales

Plus de 13 835 personnes travaillent de façon permanente sur les exploitations du département.

Les chefs d'exploitation et les membres de leurs familles constituent la main d'oeuvre dominante avec 11 495 personnes en activité, soit  83 % du total.

Les salariés permanents - présents toute l'année contrairement aux salariés saisonniers - arrivent en second rang avec un total de 2 340 personnes. 

Toutes ces personnes ne sont pas employées à plein temps. Elles totalisent cependant 10 738 unités de travail annuel (UTA : l'équivalent d'une personne à plein temps pendant un an).

Viennent en plus les personnes travaillant de façon plus ponctuelle sur les exploitations : la main d'oeuvre occasionnelle, les saisonniers, le personnel des ETA, des CUMA qui réalise des prestations sur les exploitations. Ces dernières catégories d'actifs agricoles représentent au total près de 1 450 UTA.


Les exploitations s'agrandissent... mais la vigne tempère

La baisse du nombre d'exploitations entraine une hausse de leur surface moyenne. La surface moyenne des exploitations de Charente-Maritime s'élève désormais à 58 hectares, contre 69 hectares en Poitou-Charentes et 56 hectares en France.

La vigne constitue la principale culture à forte valeur ajoutée du département (le potentiel de production d'un hectare de vigne s'élève à 8 429 €, soit l'équivalent de 10 hectares de blé) qui, comme d'autres au niveau national, conduit à des surfaces d'exploitations plus faibles. Ainsi, un département proche, la Vienne dont l'activité agricole repose sur les grandes cultures et l'élevage, affiche une moyenne d'exploitation de 91 hectares.

La surface moyenne des exploitations  moyennes et grandes est logiquement supérieure. Elle s'élève à 80,6 hectares.

Un chiffre d'affaire estimé à 1 milliard d'euros

Les Comptes de l'agriculture, réalisés par la Ministère de l'agriculture, évaluent la valeur de production agricole départementale à 1 032 millions d'euros (année 2010). Cela représente un chiffre d'affaire moyen de 140 000 euros par exploitation. 

Les produits végétaux (céréales, vins, produits maraîchers, fruits...) représentent 81 % de cette valeur totale. 

Les produits animaux participent pour 19 % à la formation de cette richesse.

Utilisation du sol (RA 2010)

Charente-Maritime (en ha)


2 personnes par exploitation

On notera que la diminution du nombre d'exploitations s'accompagne d'une diminution simultanée du nombre de personnes qui y travaillent.

Et finalement, l'exploitation agricole de Charente-Maritime - certes plus grande qu'en 2000 - est toujours mise en valeur par presque 2 personnes : 1,88 en 2010 contre 1,87 en 2000.

Cette stabilité est un élément positif. Comme dans toute entreprise, deux personnes valent mieux qu'une...


Les grandes cultures

La Charente-Maritime compte 1 600 exploitations spécialisées en grandes cultures. La surface moyenne de ces exploitations s'élève à 112 hectares. 

Leur production, principalement des céréales (13 millions de tonnes en 2010) et des oléagineux (1.7 million de tonnes) est exportée à destination de l'Europe et des pays du Maghreb, via les ports de La Pallice, Tonnay-Charente. Le département constitue l'hinterland de proximité de ces ports.

Viticulture et Cognac

1 725 exploitations ont privilégié la viticulture. Bon an, mal an, elles produisent environ la moitié de la production totale de vins blancs destinés à l'élaboration du Cognac.

Produit emblématique de la famille des vins et spiritueux, le Cognac constitue une filière majeure pour l'activité économique régionale.

L'élevage en recul

L'élevage est multiple. Bovins, caprins, ovins, volailles... sont présents en Charente-Maritime. Ces productions sont en général associées aux grandes cultures. C'est le cas pour 967 fermes.

Moins fréquemment, elles relèvent d'exploitations spécialisées : 212 produisant du lait de vache, 85 de la viande de boeuf, 69 élevant brebis et chèvres. 

L'élevage est en recul. C'est dommage, car les produits animaux sont pour une grande part transformés localement (lait de consommation, beurre, viande bovine...) et consommées dans la région.


Mentions légales | Contacts |  Plan du site |  Coordonnées    |  RSS